

"Dictionnaire des littératures policières" sous la direction de Claude Mesplède - Volume 1 A-I, Volume 2 J-Z, (Editions Joseph k, 2003) - 50 € chacun - Vol.1: 980p.,vol.2: 920p. - Ouvrage préparé avec le concours du Centre national du Livre - Collection dirigée par Frank Lhomeau
Volume 2 J-Z, pages 207 et 208:
LUCARELLI, Carlo [26 octobre 1960, Parme]. Italien. Etudes de Lettres modernes assez laborieuses à l'Université de Bologne (1979-1990), puis plusieurs petits boulots: receveur de tramway, cueilleur de fruits, cours privés de latin, articles de faits divers pour un journal d'Imola. Pendant qu'il prépare sa thèse "L'image de la police dans la mémoire de l'antifascisme", il entame avec Carte blanche (Carta bianca, 1990) une trilogie consacrée à l'inspecteur De Luca, un ancien commissaire sous le régime fasciste, sans conviction politique précise, qui s'avère très éfficace. On le retrouve dans L'Eté trouble (L'Estate torbida, 1991) et Via delle oche (Via delle oche, 1996).
Avec Phalange armée (Falange armata, 1993) débute une autre série située à Bologne, dont l'un des personnages centraux est l'inspecteur Coliandro. Chargé de la sécurité dans un stade de football, il arrête avec l'aide de deux collègues un skinhead. Ce dernier est poignardé dans sa prison, les deux policiers qui l'avaient arrêté meurent de façon suspecte et Coliandro lui-même échappe de justesse à un accident. L'inspecteur découvrira par hasard qu'il est tombé au centre d'un complot dirigé par l'extrême droite et soutenu par certains membres des RG italiens. Dans sa seconde aventure, Le Jour du loup (Il Giorno del lupo, 1994), Coliandro, qui continue à commettre de grosses bourdes, se retrouve mêlé cette fois à une affaire de blanchiment d'argent de la mafia. Si Coliandro apparaît comme un être primaire et un rien benêt (il vénère sa voiture et pense que les femmes se font violer parce qu'elles sortent tard et qu'elles sont provocantes), Nikita, une punk avec qui il forme un duo improbable, est, elle, subtile, volontaire et toujours là pour réparer les bévues de son ami.
En 1993, paraît Indagine non autorizzata suivi de Loup-garou (Lupo mannaro, 1994) et Vorrei essere il pilota di uno zero (1994), puis de Guernica (Guernica, 1996). Ce superbe roman à l'écriture sobre et d'une grande beauté se déroule pendant la guerre civile espagnole, en 1937. Le narrateur, Filippo Stella, est un italien, tour à tour espion, contrebandier, tueur à gages et coureur de prostituées. Son sens moral tient dans un dé à coudre: il trahit aussi bien les Rouges que les Noirs. Un jour, pour sauver sa peau, il est obligé de s'enrôler dans le corps des troupes volontaires qui combat avec les fascistes. On l'affecte au service du capitaine Degl'Innocenti qui ne comprend pas un mot d'espagnol, et à qui il va servir de guide et d'interprète. Le capitaine vient d'arriver de Florence pour rapatrier le corps de son ami Vittorio Emmanuelli, tué lors de la bataille de Guadalajara. Mais le corps présumé n'est pas celui du lieutenant Emmanuelli. Commence alors une quête au sein des deux camps, tout au long de laquelle les deux hommes, à la manière de Don Quichotte et Sancho Pança, vont croiser la mort, les massacres, l'ignominie et la trâitrise, sans trop savoir ce qu'ils sont venus faire dans cette galère.
Depuis Carlo Lucarelli a publié Almost Blue (1997), Compagni di sangue (1998), L'Ile de l'ange déchu (L'Isola dell'angelo caduto, 1999), Mistero in Blu (1999), Un giorno dopo l'altro (2000), Laura de Rimini (Laura di Rimini, 2001) et le recueil de nouvelles Autosole (1996).
[CM] Claude Mesplède
BIBLIOGRAPHIE FRANCAISE
Carte blanche (Carta bianca, 1990) suivi de L'Eté trouble (L'Estate torbida, 1991) SN n° 2549 (1999); Phalange armée (Falange armata, 1993) SN n° 2441 (1991); Loup-garou (Lupo mannaro, 1994) SN n° 2683; Le Jour du loup (Il Giorno del lupo, 1994), SN n° 2482 (1998); Via delle oche (Via delle oche, 1996).SN n°2555 (1999); Guernica (Guernica, 1996) Noire (1998); Almost Blue (Almost Blue, 1997) Noire 2001; L'Ile de l'ange déchu (L'Isola dell'angelo caduto, 1999) Noire (2002); Laura de Rimini (Laura di Rimini, 2001) SN n° 2682 (2003). [JEUNESSE] Jolies jambes Nikita (Nikita, 1997) Hachette "Eclipse" n° 1 (1998); Fièvre jaune (Febbre gialla, 1997) Hachette "Vertige" n° 828 (1998); Le Trille du diable (Il trillo del diavolo, 1998) Gallimard "Page noire" n° 35 (1999).
---------------------------
Claude Mesplède dans le Dictionnaire des littératures policières présente un recensement de tout ce qui a trait au roman policier. On peut y découvrir des notices biographiques pour plus de 1800 écrivains ainsi que des fiches sur les principaux thèmes du roman noir, (avocat, alcool, chat, etc...). Plus de 2500 entrées permettent au lecteur de naviguer à sa guise au gré des pages abondamment illustrées, en s’attachant à l’historique du roman noir dans chaque pays, son évolution au fil des années, ou en s’intéressant aux revues et collections qui ont fait le succès de ce genre si populaire. Un nombre incalculable d'entrées: par auteur (de Aarons à Zwingelstein) ; par "héros" de séries (Jim Chee, Lew Archer…); par pays (le roman policier albanais, italien…); par collection (Le Masque, la Série Noire…); par personnes qui comptent ou ont compté dans le genre (François Guérif, JC Zylberstein…); par chefs d'œuvre (1275 âmes, La clé de verre…) et bien d'autres choses encore. Le Dictionnaire des littératures policières en deux tomes, chacun de plus de 900 pages est incontournable pour l’amateur du genre qu’il soit lecteur averti ou lecteur épisodique. Six années de travail auront été nécessaires à Claude Mesplède.
-----------------------------
segnalazione e traduzione di Luigi Paulon
"Dizionario delle letterature poliziesche" sotto la direzione di Claude Mesplède (Edizioni Joseph K., 2003) - Opera preparata con il concorso del "Centre national du Livre" - Collana diretta da Frank Lhomeau
Volume 2 J-Z, pagine 207 e 208:
LUCARELLI, Carlo [26 ottobre 1960, Parma]. Italiano. Studi di Lettere moderne abbastanza laboriose all'Università di Bologna (1979-1990), poi parecchi lavoretti: bigliettaio sui tram, raccoglitore di frutta, corsi privati di latino, articoli su fatti di cronaca per un giornale di Imola. Mentre prepara la sua tesi "L'immagine della polizia nella memoria dell'antifascismo", inizia con Carta bianca (1990) una trilogia dedicata all'ispettore De Luca, un ex-commissario sotto il regima fascista, senza convinzione politica precisa, che si rivela molto efficace. Lo si ritrova in L'Estate torbida (1991) e Via delle oche (1996).
Con Falange armata (1993) inizia un'altra serie ambientata a Bologna, della quale uno dei personaggi centrali è l'ispettore Coliandro. Incaricato della sicurezza in un stadio di calcio, arresta con l'aiuto di due colleghi uno skinhead. Quest'ultimo è accoltellato nella sua prigione, i due poliziotti che l'avevano arrestato muoiono in maniera sospetta e Coliando scampa per un pelo ad un incidente. L'ispettore scoprirà per caso chè è caduto nel centro d'un complotto diretto dall'estrema destra e sostenuto da certi membri della Digos. Nella sua seconda avventura, Il Giorno del lupo (1994), Coliandro, che continua a commettere erroracci, si ritrova questa volta immischiato in un affare di lavaggio di denaro sporco della mafia. Se Coliandro appare come un essere dai bisogni primari e un po' babbeo (venera la sua macchina e pensa che le donne si fanno violentare perchè fanno tardi e sono provocanti), Nikita, una punk con la quale forma una coppia improbabile, é, lei, una mente sottile, caparbia e sempre lì per rimediare alle fesserie del suo amico.
Nel 1993, esce Indagine non autorizzata seguito da Lupo mannaro (1994) e Vorrei essere il pilota di uno zero (1994), poi da Guernica (1996). Questo splendido romanzo dalla scrittura sobria e d'una grande bellezza si svolge durante la guerra civile spagnola nel 1937. Il narratore, Filippo Stella, è un italiano, di volta in volta spia, contrabbandiere, killer e assiduo frequentatore di prostitute. Il suo senso morale non basta a riempire un ditale: tradisce sia i Rossi che i Neri. Un giorno, per salvare la sua pelle, è costretto ad arruolarsi nel corpo delle truppe volontarie che combatte con i fascisti. Viene assegnato al servizio del capitano Degl'Innocenti che non capisce una parola di spagnolo, e al quale fungerà da guida e interprete. Il capitano è appena arrivato da Firenze per rimpatriare la salma del suo amico Vittorio Emmanuelli, ucciso durante la battaglia di Guadalajara. Ma la presunta salma non è quella del tenente Emmanuelli. Inizia allora una ricerca in seno ai due campi, durante tutta la quale i due uomini, alla maniera di Don Chisciotte e Sancho Panza, incontreranno la morte, i massacri, l'ignominia e il tradimento, senza sapere cosa sono venuti a fare in quella galera.
Da allora Carlo Lucarelli ha pubblicato Almost Blue (1997), Compagni di sangue (1998), L'Isola dell'angelo caduto (1999), Mistero in Blu (1999), Un giorno dopo l'altro (2000), Laura di Rimini (2001) e la raccolta di racconti Autosole (1996).
[CM] Claude Mesplède
BIBLIOGRAFIA FRANCESE
Carte blanche (Carta bianca, 1990) suivi de L'Eté trouble (seguita da L'Estate torbida, 1991) SN n° 2549 (1999); Phalange armée (Falange armata, 1993) SN n° 2441 (1991); Loup-garou (Lupo mannaro, 1994) SN n° 2683; Le Jour du loup (Il Giorno del lupo, 1994), SN n° 2482 (1998); Via delle oche (Via delle oche, 1996) SN n°2555 (1999); Guernica (Guernica, 1996) Noire (1998); Almost Blue (Almost Blue, 1997) Noire 2001; L'Ile de l'ange déchu (L'Isola dell'angelo caduto, 1999) Noire (2002); Laura de Rimini (Laura di Rimini, 2001) SN n° 2682 (2003). [PER RAGAZZI] Jolies jambes Nikita (Nikita, 1997) Hachette "Eclipse" n° 1 (1998); Fièvre jaune (Febbre gialla, 1997) Hachette "Vertige" n° 828 (1998); Le Trille du diable (Il trillo del diavolo, 1998) Gallimard "Page noire" n° 35 (1999).
segnalazione e traduzione di Luigi Paulon

Live! Venerdì 26 novembre 2004 alle 13.00 incontro con Carlo Lucarelli
in chat su Kataweb
http://www.kataweb.it/community/chat/
Roma. Venerdì 26 novembre, dalle 13,00 alle 14,00 Carlo Lucarelli dialoga sul tema "Dal silenzio della mafia al silenzio della mafia" in una chat online sul sito www.kataweb.it con gli studenti del liceo classico Umberto I di Palermo e del liceo classico Vittorio Alfieri di Torino.
Roma. Mercoledì 1 dicembre, presso la libreria Mel Bookstore (via Nazionale 252-254) alle ore 18,30 Carlo Lucarelli presenta il suo ultimo libro La mattanza. Dal silenzio della mafia al silenzio della mafia (Einaudi Stile libero/DVD). Interviene Giancarlo De Cataldo.
Bologna. Giovedì 2 dicembre, presso la libreria Feltrinelli International (via Zamboni 7b) alle ore 18,00 Carlo Lucarelli presenta il suo ultimo libro La mattanza. Dal silenzio della mafia al silenzio della mafia (Einaudi Stile libero/DVD). Interviene Maurizio Matrone.
Napoli. Venerdì 3 dicembre, presso la libreria Feltrinelli (piazza Martiri) alle ore 21,00 Carlo Lucarelli presenta il suo ultimo libro La mattanza. Dal silenzio della mafia al silenzio della mafia (Einaudi Stile libero/DVD). Interviene Nando Dalla Chiesa.
Ospiti d'eccezione in tutti gli appuntamenti sono gli studenti dele scuole superiori cittadine, ragazzi che avevano sei anni al momento delle stragi di Capaci e di via D'Amelio, e che non possono avere memoria diretta della storia della mafia, e dei suoi misteri.
Carlo Lucarelli
La mattanza
Dal silenzio sulla mafia al silenzio della mafia

Einaudi Stile libero/DVD pp. 108 Prezzo speciale sino al 31 gennaio 2005 € 15,80
In DVD lo «speciale» di Blu notte. Misteri d'Italia andato in onda per la prima volta, con immenso successo, nell'estate 2003.
Con un libro in cui Lucarelli racconta la mafia, come fosse un romanzo. Ma non lo è.
Il libro: Sulla pagina Lucarelli commenta e narra, scena per scena, le immagini delle due ore di DVD. E il commento, sobrio e appassionato insieme, prende l'andamento e la suggestione di un romanzo giallo. Ma non è un romanzo. È la storia della mafia, e dei suoi misteri. Un libro nuovo e originale di Carlo Lucarelli.
Il DVD: 11 giugno 1969. Si apre il Processo di Bari. In un susseguirsi di flashback, immagini di repertorio, storia presente e ipotesi future, Lucarelli, come in un film, ci conduce davanti a personaggi e situazioni: il giornalista Mario Francese e la sua uccisione, Totò Riina, Leoluca Bagarella e Bernardo Provenzano, Salvo Lima e Vito Ciancimino, Il Sacco di Palermo, Francesca Morvillo e Ninetta Bagarella, La guerra dei Corleonesi, le morti di Boris Giuliano, Cesare Terranova, Pio La Torre, Rocco Chinnici e Carlo Alberto Dalla Chiesa, La strage di Ciaculli, la nascita del Pool antimafia, la stagione dei Pentiti, Il maxiprocesso, Le stragi di Capaci e di via D'Amelio, La reazione dello Stato e il 41 bis, la morte di don Pino Puglisi, fino a giungere alle relazioni tra Mafia e politica.

Oltre la nebbia (Foschi Editore, 2004) - 238 pag. - ISBN: 8889325003 euro 11,90
Racconti di: Eraldo Baldini, Simona Camporesi, Edoardo Di Lorenzo, Andrea Cotti, Renato Di Lorenzo, Alessandro Fabbri, Nevio Galeati, Gianni Liverani, Gianluca Gatta, Isabella Leoni, Michele Leoni, Carlo Lucarelli, Gianfranco Nerozzi, Giampiero Rigosi, Sara Trevisan.
E’ tutto bianco attorno a lui. La nebbia sembra davvero solida. Una superficie intatta. Solo ogni tanto la superficie si increspa. Un movimento . Onde.
(da “Il Matrimonio”, Andrea Cotti)
Aveva notato un gruppo di cani immobile nella nebbia rossa. Fermi in branco. Muovevano le narici con precisione, odorando intorno, ma gli occhi erano fissi, ipnotizzati.
(da “Mathilda”, Renato di Lorenzo)
Solo gli xavur traevano benefici dalla nebbia. Era il loro elemento, il loro rifugio.
(da “La scogliera delle nebbie”, Gianni Liverani)
La donna guarda oltre la vetrata del locale. Vede il velo argentato riversarsi sulla strada e pensa che c’è un che di bestiale nella nebbia, di vivo.
(da “Erre continua nella nebbia”, Gianfranco Nerozzi)

Con "L'ultimo vero bacio" il noir si è risvegliato dopo "Il Grande sonno".
Dapprima fu Chandler. Poi venne Crumley, suo «figlio illegittimo», ora riproposto. Uno che di gialli se ne intende, Carlo Lucarelli, spiega perché quei due giallisti, e i loro libri cult, hanno cambiato il genere. E lo hanno trasformato in vera letteratura
Articolo di Carlo Lucarelli:
Ci sono romanzi che quando escono cambiano tutto. Non credo che gli scrittori lo sappiano mentre li scrivono, loro ci lavorano, seguono un'idea che hanno in testa, questa idea diventa un'ossessione, si fa scrivere una parola dopo l'altra, si costruisce riga su riga, incarna personaggi e luoghi, diventa azioni, sviluppa situazioni e poi a un certo punto finisce. Lo scrittore, di solito completamente svuotato da una fatica che può anche essere durata anni, ricomincia a respirare, soddisfatto. Il romanzo, invece, diventa una pietra miliare nel suo genere e le cose, dopo, per gli altri scrittori e gli altri romanzi, non saranno più le stesse.
E' la storia de "L'ultimo vero bacio", di James Crumley, un noir (uscito nel '78), un hard boiled, che viene dopo "Il grande sonno" di Raymond Chandler, che l'hard boiled ha contribuito a fondare, e come "Il grande sonno" rompe le regole, le trasforma e diffonde nuove suggestioni che alla fine cambiano il genere, tanto che come Crumley dice di essere "figlio illegittimo di Raymond Chandler", ci sono molti scrittori che possono dire di essere figli illegittimi di James Crumley.
Ma dire di un romanzo che è un classico è come dire a una persona che è il decano di qualcosa: ti fa sentire ingiustamente vecchio e fuori moda. E questa è l'ultima cosa che si può dire di "L'ultimo vero bacio", che è un romanzo straordinario, di una potenza narrativa fortissima e che fa quello che ci si aspetta da ogni bellissimo noir: ti tiene attaccato fino all'ultima pagina appassionandoti fino alla disperazione alle storie dei suoi personaggi.
Il primo è il protagonista, C.W. Sughrue, detective privato. Le prime righe del libro ce lo mostrano seduto in un bar piuttosto malandato di un paesino della California, e fin da quel momento io me lo sono immaginato esattamente come James Crumley quando l'ho visto per la prima volta: un omone con una pancia esagerata e un paio di baffoni enormi, appollaiato su uno sgabello col gomito agganciato al bancone di un bar, a spiegare ridendo a un giornalista che stava scrivendo romanzi noir sul traffico di droga col Messico per dimostrare che il principale spacciatore era proprio la Dea, l'antidroga degli Stati Uniti.
Non importa se Sughrue poi è diverso, c'è moltissimo di tutto questo in lui, un uomo disincantato ma ancora molto ironico, una solida roccia che ne ha viste un sacco e ha macinato migliaia di chilometri in auto per tutti gli Stati Uniti, a scrivere Crumley, a dare la caccia a mariti insolventi Sughrue. Che fa esattamente questo nel primo capitolo del libro, rintraccia uno strano tipo di poeta ubriacone, e lo fa seguendo le tracce di un bulldog alcolizzato, un bulldog, nel senso proprio di un cane. Lo trova, se ne lascia impietosire, si fa coinvolgere in una rissa, il suo ricercato finisce con un proiettile nel sedere e Sughrue non dovrebbe fare altro che aspettare che esca dall'ospedale per caricarlo in macchina e riportarlo alla moglie.
Ma come in tutti i grandi noir, per giunta hard boiled, quando la storia sembra essersi risolta ecco il colpo del destino che ti mette tra le gambe un'altra cosa, un'altra storia, che ti porterà da tutta altra parte. Rose, per esempio, la barista della bettola, che ha una figlia scomparsa.
La ragazza si chiama Betty Sue e aveva diciassette anni quando è andata a San Francisco con il suo ragazzo, è scesa dalla macchina a un semaforo ed è scomparsa, cosi dice lui. E tutto questo è avvenuto dieci anni e mezzo prima. E per l'ingaggio non c'è altro che ottantasette dollari. Chiunque, qualunque vero investigatore privato, se ne sarebbe andato in maniera più o meno gentile, ma non il personaggio di un romanzo come questo, non Philip Marlowe e neppure C.W. Sughrue.
La storia lo porta in giro per migliaia di chilometri lungo un gran pezzo degli Stati Uniti, a macinare strade che si arrampicano sulle montagne o tagliano piatte praterie, come in un film western o in un on the road della migliore tradizione. C.W. Sughrue ne ha viste tante, ma ne vedrà ancora di peggio, ma non si possono dire, perché bisogna scoprirle una per una con la lettura, e poi c'è un colpo di scena finale che sarebbe davvero un delitto rovinare con una parola di troppo.
Come dice Luca Conti nella bella postfazione che chiude il romanzo, questa è una storia morale senza morale, come lo sono i personaggi del romanzo e come
forse lo è anche Crumley. Il vecchio Raymond Chandler diceva che davanti al criminale deve camminare un uomo che un criminale non è. Un cavaliere senza
macchia e senza paura, e infatti le macchie del suo Marlowe, alla fine, erano abbastanza stinte: bere un po' troppo, essere un po' cinico ma non molto, lasciarsi scappare battute irriverenti e poco altro.
Il noir più moderno, da L'Ultimo vero bacio di Crumley su fino ai romanzi di Ellroy e degli altri scrittori "cattivi" come lui e anche di più, ha cominciato a non lavarle più quelle macchie, tanto che a volte, nella storia, non si distingue più chi agisce male da chi agisce peggio. Quello che ci fa amare un personaggio, quello che ci fa appassionare a lui, è il suo grado di ossessione e di disperazione, non la sua purezza morale. Quell'attaccarsi a vecchie regole per non affondare, oppure quel continuare a fare una cosa anche se tutto ti dice di mollare perché forse, dopo, non sapresti più che altro fare. C.W. Sughrue che continua a macinare chilometri cercando Betty Sue, anche se non sa più veramente perché la sta cercando.
E' bello L'Ultimo vero bacio, è un classico, è una pietra miliare, è forse il libro più riuscito di James Crumley ed è un gran bel romanzo. C'è un'altra affermazione di Luca Conti che mi sento di prendere a prestito, perché l'avrei detta io se non l'avesse scritta lui, una cosa che si può dire di molti romanzi come questo, al di là di tutte le stupide e riduttive etichette di genere. Questo non è soltanto «il capolavoro assoluto della narrativa hard boiled, ma uno dei romanzi più importanti, e soprattutto più belli, della narrativa americana tout court della seconda metà del Novecento».
"L'ultimo vero bacio" di James Crumley, Einaudi Stile Libero Noir, pp. 300, 10,50 euro.
Tratto da "Il Venerdì" de "la Repubblica", n. 868 del 5 Novembre 2004, pagg. 108-109.
********************
segnalato da http://oltre.ilcannocchiale.it
Da Punto.com
intervista a Carlo Lucarelli
di Mariano Sabatini
Carlo Lucarelli, ovvero un marchio di fabbrica registrato. Quando lo scrittore appare in video, con immancabile divisa funerea, a parlare di delitti, intrighi o stragi, i telespettatori si lasciano catturare dal tono suadente, dalla invidiabile capacità affabulatoria. L'autore di "Almost blue" é di nuovo su Raitre, la domenica in prima serata, con una nuova serie di "Blu notte" dedicata ai misteri italiani; coautore Giuliana Catamo, consulenza dei giornalisti Francesco La Licata, Guido Ruotolo, Vincenzo Vasile, Giovanni Bianconi, Nicola Biondo.
Il nostro sistema giudiziario ha le armi spuntate?
Fa quello che può fare. Quello che ci fa sentire carente l'apparato giudiziario è il ruolo che gli attribuiamo, cioè di fare chiarezza sugli eventi storici. Questo è compito dei saggisti, degli scrittori, dei docenti universitari. Vale per la strage di piazza Fontana, per gli ammazzamenti di mafia, per i delitti della Uno bianca.
I giornalisti cercano di delegare, aspettano che qualcuno si pronunci, per non compiere passi falsi?
Sicuramente. C'è un sistema di querele che spinge a muoversi con i piedi di piombo, fino a un livello di autocensura che può addirittura bloccare.
Anche a voi di "Blu notte"?
Ci sono cose che sappiamo essere vere ma non le diciamo, sebbene ci piacerebbe. Nessuno ci ha mai impedito niente, ma l'ufficio legale ci consiglia per evitare le querele. La Rai non vuole le querele, o per lo meno non le vuole a causa nostra. Finora abbiamo ricevuto due minacce che sono rimaste tali.
Come nasce una vostra inchiesta?
Scegliamo i casi da affrontare seguendo un tema guida come la criminalità oppure ci lasciamo guidare dalla curiosità. I giornalisti della redazione svolgono una classica inchiesta, mi procurano i testi, ci confrontiamo, alla fine con il materiale a disposizione io do una veste narrativa al tutto.
E' capitato che abbiate trovato nuovi testimoni o nuove fonti?
Visto che i casi sono vecchi non capita mai. Facciamo un lavoro più storico che investigativo.
Un mistero rimane tale per incapacità degli inquirenti o per obiettiva difficoltà?
I casi della cronaca non sono facili da risolvere. E c'è gente che invece di far luce getta ombra, depista. Fare luce sulla stazione di Bologna significa toccare un certo periodo politico, certi interessi… Non si tratta mai di misteri puri, come quelli letterari, ma di scatole cinesi che si intersecano.
Avete individuato un mistero che per voi non è più tale?
E' successo quando ci occupavamo dei casi di cronaca. Non abbiamo trovato l'assassino ma contribuito a fare un passo in avanti. E gli investigatori hanno riaperto il caso.
Mi dice quale?
Non posso. Chi ha seguito la trasmissione capirebbe e lo favoriremmo.
Ingerenze, minacce, impedimenti al vostro lavoro?
Basterebbe che non mandarci in onda, non servirebbe altro. Dall'esterno, è capitato che un tizio, sospettato di un assassino, ha cominciato a telefonare per impedirci di affrontare il suo caso. Era un piccolissimo caso di cronaca. Il più delle volte siamo noi che rinunciamo perché, leggendo le carte, capiamo che è troppo difficile.
Il male, dopo essersene tanto occupato, le appare affascinante?
No, è banale e anche brutto. Siamo noi giallisti che lo rendiamo affascinante parlando del male come metafora di altri disagi. Se parliamo dei misteri italiani, addirittura il motore è quasi sempre l'interesse e i soldi.
Nonostante la violenza che viviamo attraverso i media, i romanzi gialli hanno un successo clamoroso. Come si spiega?
C'è la voglia di capire. Siccome questo è il mondo, anche un romanzo può aiutare a metabolizzarlo. Noi raccontiamo cose sulle quali i lettori vogliono riflettere.
Ora anche i magistrati scrivono thriller.
Magistrati, poliziotti, specialisti del settore… sono bravi e ci fanno una concorrenza spietata.
Il fenomeno Faletti?
Ho letto "Io uccido" e mi è piaciuto. Un buon thriller di trama, che ha catturato lettori nuovi, gente che prima non leggeva. Faletti ha coperto un buco.
La realtà ispira la finzione o può accadere anche il contrario?
Noi arriviamo sempre dopo, a documentare la realtà. Certo non ci atteniamo pedissequamente a quello che succede. Si pensa che a casa di un assassino debbano esserci libri di Stephen King e i dischi di Manson. Da Erica c'erano le novelle del Verga sottolineate…
Ci si anestetizza all'orrore, convivendoci?
No, anche grazie alla tv dovrei essere abituato, come i poliziotti. Ma nella realtà c'è sempre un piccolo particolare che fa scattare, come mi è successo guardando il video di una decapitazione, il terrore.
Lei si veste sempre di nero per correttezza filologica?
Un mio collega, lo scrittore Eraldo Baldini, dice che "il negher snegra", ovvero smagrisce.
A "Blu notte" vi siete occupati dell'attuale silenzio della mafia.
Il metodo delle stragi non ha funzionato, la mafia ha capito di dover puntare al potere economico. Il fatto che non abbia più bisogno di sparare significa che ha già raggiunto un potere abbastanza forte, non che sia sparita. Come dice il procuratore di Palermo, la mafia è invisibile solo per chi non vive nelle zone dove c'è la mafia.
Perché si dice che N'drangheta e Camorra sono più temibili della mafia?
Le differenze sono storiche e logistiche. La mafia ha una struttura verticistica. La N'Drangheta calabrese, la più pericolosa secondo gli analisti, non ha un vero capo ma è di una potenza incredibile, anche perché basandosi su organizzazioni familiari non ha pentiti. La camorra è una criminalità metropolitana.
Minoli ha realizzato uno speciale sulla vicenda di suo padre.
L'attività di mio padre è sempre stata quella di un medico che salvava i bambini. E al riguardo c'è un mistero da risolvere, quello che viene fuori dalle sentenze non mi convince. Ci sono dieci persone morte, non credo si possano tralasciare i dubbi. Tutti mi chiedevano di trattare il caso a "Blu notte" ma non era possibile perché non sarei stato obiettivo. Minoli invece ha sempre seguito l'attività ospedaliera di mio padre, che ora si è trasferito a Roma da Pesaro e lavora al suo progetto sulla talassemia.
Questa vicenda le avrà dato ancora più scrupoli nell'affrontare i casi di "Blu notte".
Anche prima mi chiedevo "perché diciamo questo?", "ci è più simpatica quella soluzione oppure no?", certo, adesso le domande e le cautele sono aumentate.

"Il Giallo Italiano come nuovo romanzo sociale" a cura di Marco Sangiorgi E Luca Telò - € 14,00 (Angelo Longo Editore Ravenna 2004) - pp. 280, ISBN 88-8063-436-4
Carlo Lucarelli è presente con un intervento dal titolo"Il Giallo Storico ambientato durante il fascismo"
Prima Parte:
Introduzione di M. Sangiorgi - L. Calcerano, G. Fiori
A scuola con il giallo - M. Longobardi
Parlar coperto: le scritture segrete e il poliziesco oulipiano: idee per la scuola -
E. Baldini, Il racconto gotico rurale: il folklore come serbatoio per la narrativa di genere -
A. Bruni, Il linguaggio della paura: le figure archetipe del terrore, dalla letteratura al cinema -
D. Comastri Montanari, Scrivere gialli romani oggi. Come e perché -
M. Sangiorgi, Il fascismo e il giallo italiano -
C. Lucarelli, Il giallo storico ambientato durante il fascismo -
L. Macchiavelli, Appunti per una discussione sul futuro del giallo italiano -
L. Rambelli, G come «giallo» G come «gioco».
Seconda Parte:
L. Telò, Un laboratorio lungo un anno - Laboratori didattici.